[CONSEIL MUNICIPAL] 20181217 // Arthur Remy //Budget Primitif 2019

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[CONSEIL MUNICIPAL] 20181217 // Arthur Remy //Budget Primitif 2019

2018 / 4384 : Vote du Budget Primitif 2019 budget principal, budgets annexes du Théâtre des Célestins, de l’Auditorium – Orchestre National de Lyon, des Halles Paul Bocuse, et états spéciaux d’arrondissement 

Monsieur le Maire, chers collègues,

Le Budget Primitif 2019 qui est aujourd’hui proposé à notre vote est la traduction d’une stratégie simple, claire, efficace. Une stratégie annoncée depuis le début du mandat. Une stratégie d’un maire bâtisseur, à l’image, contestée et contestable, d’un Georges Frêche à Montpellier. Une stratégie électorale, celle de réaliser un nombre de projets conséquents en fin de mandat pour que cela se voit.

2019 sera donc un véritable tournant pour notre ville dans le cadre du mandat 2014-2020.

Votre stratégie est donc simple et efficace, et voici la recette :

1/ en début de mandat, en 2014, augmentation des impôts locaux. Surtout, il faut le faire au début, d’une part parce qu’en 6 ans les électeurs oublieront, et d’autre part parce que ça permet une accumulation financière sur les 6 années de mandat… on ne perd ainsi par d’agent potentiel !

2/ recalibrage du budget de fonctionnement via un plan dit marge de manœuvre sur les trois premières années du mandat. Ce choix produit des effets qui ne se voit pas, mais qui ont de réelles conséquences pour le service public rendu aux lyonnaises et aux lyonnais : baisse de subventions pour les associations, fermeture d’équipements publics comme les bains douches, arrêt des prestations de fermetures des parcs et jardins, etc.

3/ nouvelle organisation des rythmes scolaires à partir de l’année dernière, qui permet de diminuer cette dépense dans le cadre du budget.

4/ enfin et au gré des opportunités, des augmentations de tarifs pour différentes prestations de service public, générant ainsi de nouvelles recettes dans le budget de la ville: vignette résidente, entrée à la piscine du Rhône, frais de cantine scolaire, etc.

Bref, à la fin du mandat, quand on fait les comptes, on augmente l’épargne brute, et par conséquence, on augmente les capacités d’autofinancement de la ville, donc de réaliser des projets via le budget d’investissement. C’est malin ! C’est d’autant plus malin que ce rythme budgétaire est calé sur le rythme électoral.

Donc, nous sommes entrés dans cette seconde partie du mandat, le temps de la construction de nouveaux équipements et de leurs inaugurations, en 2020, de préférence !

Une stratégie simple, claire et efficace disais-je… une stratégie empruntée par de nombreux maire de gauche ou de droite… une stratégie visant une réélection, au détriment des futurs élus, ceux qui viendront peut-être après vous en Mars 2020… une stratégie qui impact donc durablement les finances de la ville !

Cette stratégie financière est aussi le synonyme d’un modèle dépassé et non durable : celui de l’attractivité à tout prix des territoires.

Car, qu’allez-vous construire avec cette épargne brute et le budget d’investissement ? Cette année, votre priorité est les écoles. Elle est partagée, car au côté de l’acte de construire, bâtir et édifier une ville, il y a la nécessité de permettre de l’habiter, d’y vivre et de s’y épanouir. Et les écoles sont des équipements publics nécessaires et vitaux au bon fonctionnement d’une vie urbaine.

Pourquoi vous faut-il aujourd’hui construire des écoles ? Car avec l’attractivité du territoire que vous imposez, la machine s’est emballée et les besoins sont criants. La Mission d’Information et d’Evaluation sur la politique patrimoniale a bien mis en évidence ce phénomène – et j’y reviendrai plus tard au cours de ce conseil – : les perspectives de croissance démographique en matière scolaires ont été largement explosées, notamment à cause du phénomène de rotation dans le parc immobilier déjà constitué, un phénomène qui n’a pas été anticipé.

Finalement, le budget 2019 est la traduction de votre vision du territoire, de sa structuration. A force de croître, de créer des logements, d’être un maire bâtisseur, il faut pouvoir réaliser des équipements publics. Et la construction d’école est pour notre ville un besoin nécessaire et vital. Les arbitrages qui sont faits dans le cadre de ce budget sont nécessaires pour assurer la fonction éducative de notre ville. Je m’abstiendrai sur le vote du Budget Primitif 2019, car malgré tout, ces choix impactent le budget de fonctionnement et les capacités d’agir au-delà de ce mandat.

Je vous remercie.

 

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